Installés à Singapour depuis 3 semaines

 

Nous mettons quelques temps à écrire notre premier billet de Singapour car il a fallu se détacher de notre première impression de cette ville faite à premier abord de malls et de condominiums.

Deuxième grande étape du voyage, quatrième pays, Singapour nous a accueillis après 12 heures de décalage horaire en un peu plus d’une semaine. Après l’hiver au Japon, même s’il n’a duré que 5 jours, la chaleur et l’humidité de la ville nous ont paru insoutenables. Nous habitons au 21ème étage, bloc 5, du condominium Normanton Park situé au sud de la ville et nous avons vue sur d’autres tours et sur un des grands axes du pays. Impatients à notre arrivée de découvrir le quartier, nous sommes sortis à pied de notre résidence. Après 15 minutes sur la route, surpris par des torrents de pluie, sans parapluie, nous avons regagné notre 21ème étage et nous avons essayé de décrypter les codes de la ville. Nous n’irons plus faire nos courses à pied dans le quartier, une fois que nous aurons testé le bus et le métro, nous ne prendrons plus que le taxi, nous nous déplacerons de condo en condo où les enfants pourront se plonger dans une piscine pour se rafraîchir, avant d’aller faire nos courses dans un des nombreux malls d’Orchard road. Chez nous, lorsque nous suffoquerons, nous allumerons l’air conditionné et nous nous endormirons sous cette soufflerie très douce qui envoie à un rythme régulier de l’air très froid pour nous faire oublier la chaleur et l’humidité de l’unique saison de Singapour. Notre vie se passera sans encombre et notre seul souci sera la réparation de la climatisation dans la chambre des garçons. Voici notre première rencontre avec Singapour.

Heureusement, guidés par Minette, la marraine de Georges et sa petite famille, par les personnes que nous rencontrées, inspirés par l’enthousiasme de tous, nous avons eu notre deuxième chance.

Singapour n’est pas seulement la ville facile pour expatriés en mal de confort et de destinations dorées. Comme dans toute ville où nous avons la chance de prendre des habitudes, nous commençons à apprécier les routes que nous empruntons en taxi, les immeubles à l’architecture étonnante qui surgissent derrière une végétation luxuriante. Nous habitons certes dans un immeuble sans intérêt mais avec une ouverture sur Kent Ridge park qui nous emmène dès qu’on en passe la porte dans la forêt tropicale. Il suffit de fermer les yeux pour se sentir aspirés dans la jungle et quand on les ouvre on découvre une multitude de plantes, de fleurs et d’oiseaux rares. Victor y court et parcourt les « thousand ridges ». Il traverse le parc, passe sur un pont suspendu pour rejoindre le parc voisin, HortPark, longe des jardins potagers et paysagés avant de faire demi-tour. Singapour compte un nombre incalculable de parcs et de réserves naturelles extrêmement bien entretenues. La conservation et l’enrichissement de la biodiversité font partie d’un planning national très précis, qui valent à Singapour le surnom de « City in a Garden ». Nous commençons à découvrir en parcourant les parcs comment cette ville de 5 millions d’habitants, indépendante et propulsée dans les années soixante par son premier ministre Lee Kwan Yu, a pu devenir une telle puissance économique, innovante, une « smart city », tout en permettant à ses habitants de vivre agréablement.

Notre organisation nous permet de profiter de ce que la ville peut nous apporter. Contrairement au reste de la population, nous n’avons pas de « helper ». Non pas parce que nous préférons gérer tous seuls les quatre enfants, la maison et les courses, mais parce que n’étant pas résidents, la loi nous empêche d’avoir une nounou à domicile. Nous avons donc trouvé une autre solution tout aussi intéressante dans notre cas. Tous les matins, lorsque Victor s’occupe de l’école de Candice et Georges, je me rends à Trehaus, espace de co-working dans le quartier de Tanglin. C’est plus qu’un espace de co-working car c’est un endroit où je peux laisser les enfants dans une nurserie et travailler dans une pièce à côté. Travailler, ou bien répondre à mes mails, gérer notre agenda, faire des courses… C’est le moment précieux où j’ai un peu de temps pour moi. Puis l’après-midi, je gère l’after-school des quatre enfants en les accompagnant alternativement à des cours de tennis et de natation. Et comme les enfants ne sont pas tellement mélangés avec leurs pairs étrangers, des étudiants et étudiantes anglophones viennent pour quelques heures chaque semaine faire des baby sittings utiles sur un thème de discussion choisi en anglais. Pendant ce temps, Victor rencontre à la recherche de business innovants encore plus de monde qu’à San Francisco…

Un commentaire sur « Installés à Singapour depuis 3 semaines »

  1. Passionnant votre parcours. Je n’ai eu que des bons retours sur la vie à Singapour. Hélène va adorer découvrir cette vie avec vous comme guide. Je vous embrasse fort. Laurie.

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