Cette petite île de Tumasik

Il était une fois une petite ile appelée Tumasik, située dans une région stratégique de l’Asie du sud-est, où se retrouvaient des commerçants venus de Chine, d’Arabie, d’Inde et d’ailleurs, à la recherche d’éléphants. Cette cité vivait alors sous le règne d’un prince exilé de Sumatra qui s’était auto-proclamé gouverneur. Il rebaptisa l’ile « Singapura », la ville du lion. Mais la cité était convoitée par les régions voisines et lors d’une des nombreuses batailles, elle brûla presque entièrement. L’activité commerciale cessa alors et elle devint un repère de pirates… Nous étions au XIVème siècle. Il a ensuite fallu attendre 1965 pour que Lee Kwan Yew permette à Singapour de devenir un état souverain, et qu’il marque le début de l’ascension fulgurante de la « little red dot ». Mais à cette époque pas si lointaine, Singapour manque encore de tout…

Ce résumé très simplifié de l’histoire de Singapour, que nous pouvons raconter aux enfants, est illustré au musée de la planification de la ville, avec des photos qui montrent l’avant 1965. Avant le régime fort de Lee Kwan Yew, avant le développement de la Cité-Etat à marche forcée, avant la lutte contre la corruption et le désir d’une coexistence harmonieuse entre les communautés. Nous avons été passionnés par ce musée qui révèle en images le passé de Singapour et sur une immense maquette son avenir déjà planifié pour les trente prochaines années.

Nous sommes en 2017, seulement une cinquantaine d’années après la prodigieuse envolée de la Cité. Qui reconnaîtrait aujourd’hui cette petite ile de Tumasik ? Certainement pas le voyageur qui débarquerait à l’aéroport de Changi pour un transit de quelques heures, et irait se promener le long de la baie, face au Marina Bay Sands et aux magnifiques immeubles construits par les plus grands architectes. Nous avons été plusieurs fois sur les lieux car nous ne nous lassons pas de la modernité et de la sérénité qui se dégage de ce décor. Notre premier rendez-vous avec Minette et sa famille au « Garden by the Bay » nous permet de découvrir la vue sur le Central Business District (« CBD ») depuis un jardin magnifique qui n’existait pas il y a 5 ans… puisque qu’il est sur la mer qu’il a d’abord fallu combler. Un peu décalés par les voyages rapprochés au Mexique et au Japon, nous n’avions pas profité suffisamment du paysage. Nous avons souhaité y retourner et cette fois-ci nous avons emmené Maia, la grand-mère des enfants, venue nous rendre visite. Minette nous accompagne, nous nous retrouvons au même endroit, mais la balade est différente. Les lumières, les passages sont nouveaux et nous laissent découvrir des nouvelles vues entre deux arbres, dans le reflet de l’eau ou bien derrière un immeuble inconnu. Maia, venue il y a 20 ans est éblouie !  Victor n’a également pas manqué d’emmener Candice faire une dictée en prenant un petit déjeuner au 57ème étage de l’hôtel de Marina Bay Sands… à côté de la piscine à débordement. « Souviens-t-en ma chérie quand tu te plains parce qu’il faut (parfois) travailler le week-end quand a trop voyagé pendant la semaine ». Je ne décris pas toutes les fois où nous sommes venus, mais à chaque fois nous avons la même impression, celle de se trouver dans la ville la plus moderne du monde ! Peut-être est-ce plus facile quand on part de zéro, mais qui ne rêve pas d’une ville où les espaces verts sont à votre porte, au pied de votre immeuble ou dans des réserves naturelles si proches? Qui ne rêve pas d’une ville où tout le monde peut avoir le luxe de profiter d’une balade dans le CBD avec une vue exceptionnelle sur la baie sans souffrir de bouchons ou de la pollution ? Qui ne rêve pas d’un endroit où l’insécurité semble inexistante ?

Nous avons profité de tout cela en famille, dans la sérénité de cette ville ultra-moderne. Ce que nous apprécions chaque fois, c’est de rester suffisamment longtemps pour nous permettre de reprendre les parcours que nous aimons, de choisir nos habitudes. Nous sommes allés sur les traces du passé multi-culturel de Singapour en allant faire les boutiques à Arab street et Haji Lane. Nous avons été acheter des tenues chinoises pour les enfants à Chinatown et nous n’avons pas résisté (attirées par l’encens comme par le parfum du pain chaud dans une boulangerie) à un arrêt dans une boutique-spa pour un foot-massage (sans enfant)…

Il nous reste encore une dizaine de jours sur place entre 2 week ends, pour aller là où notre emploi du temps ne nous a pas encore conduits, mais aussi pour profiter de notre routine agréable qui s’est installée. Et pour profiter encore de nos amis chers avec qui nous avons eu la chance de vivre cette nouvelle étape.

Un commentaire sur « Cette petite île de Tumasik »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s