Le Coliving version tour du monde

 

Le voyage est désormais bien avancé, et certains thèmes commencent à faire leur chemin dans ma tête. Des sujets que j’apprécie, des choses qui n’existent pas encore en France alors qu’elles me semblent nécessaires et positives. Avec un bon timing, du potentiel, et des compétences requises proches de ce que j’ai pu développer lors de mon expérience UrbanFootball. Ce sont souvent des sujets récurrents, croisés à San Francisco puis en Asie, ce qui prouve que le marché existe mais qu’il est à des stades de maturité divers en fonction des pays. C’est le cas du Coliving, cette nouvelle façon d’habiter, de vivre ensemble et de travailler, qui se développe jusqu’à Bali.

J’avais découvert le Coliving à San Francisco, avec des start-up comme Opendoor.io, qui proposent à de jeunes actifs de rejoindre des communautés aux valeurs précises, dans de grandes maisons de banlieue bien connectées aux transports en commun. Ou encore Outsite.co, qui propose des séjours de Workation (work + vacation) dans des lieux attirants, dans lesquels des Digital Nomads vont aller passer quelques jours pour travailler et partager en communauté des loisirs propres à chaque lieu. Comme le surf à Santa Cruz.

A Bali j’ai pu voir que le concept du Coliving pouvait aller un cran plus loin, au risque d’être un peu trop avant-gardiste pour l’instant. Roam.co propose par exemple à des actifs mobiles, pouvant travailler d’où ils veulent la plupart du temps, de rejoindre un réseau de lieux communautaires à travers le monde. Des lieux dans lesquels on peut habiter, travailler, et retrouver dans divers pays des communautés animées par les mêmes intentions de partage. Les Roamies n’ont plus d’adresse fixe, mais peuvent au gré de leurs envies alterner les séjours à Bali, Miami, Berlin, Londres, Tokyo et bientôt New York. La promesse de Roam : « Aujourd’hui, avec des accès à internet de n’importe où, les endroits où l’on vit et d’où l’on travaille se confondent… L’aventure n’a plus besoin d’attendre la retraite ou que vous quittiez votre job ». A Ubud comme ailleurs, les membres retrouvent une chambre avec salle de bain personnelle, et des espaces partagés comprenant cuisine haut de gamme, salons, espaces de coworking, de détente, salle de yoga, etc…

Parfois les initiatives de Coliving se développent sans lieu de référence, lors de séjours communautaires qui regroupent pour des périodes plus ou moins longues des aventuriers cherchant à partager des expériences et à voyager en groupe tout en travaillant. C’est ce que propose dnxcamp.com, avec de courts séjours pour Digital Nomads, mêlant networking, formation, coworking, et fun, avec souvent des activités sportives comme le kitesurf dans la session Brésilienne. Remoteyear.com va beaucoup plus loin, et constitue des « promotions » de 50 à 80 personnes, qui vont aller passer ensemble 1 an autour du monde, avec 12 séjours d’1 mois par destination. Des actifs qui auront pu s’organiser pour travailler à distance, et à qui Remoteyear va proposer de tout gérer, organiser des formations et favoriser les échanges entre les participants. L’entreprise propose même d’aider les candidats à négocier avec leur employeur la possibilité de rejoindre le programme tout en conservant leur job. Le tout pour 2000$ par mois tout compris, après avoir évidemment refourgué son appartement au préalable, et s’être rendu disponible pour l’aventure. La start-up vient de lever 12M$, et on peut imaginer qu’une des prochaines étapes comprendra le développement de sites d’accueil dédiés dans les villes étapes… De plus en plus, il semble que cette promesse de rêve peut devenir réalité : « You don’t have to choose between work and travel. You can have both. ». Le tout en partageant des expériences avec des pairs animés des mêmes intentions.


 

4 commentaires sur « Le Coliving version tour du monde »

  1. Ca donne envie toutes ces supers idées qui permettent d’allier boulot et bine-être mais il y a encore un peu de boulot dans les mentalités françaises pour « lâcher prise » sur ses salariés. Le télé travail n’est déjà pas très répandu sur Paris, et en province, c’est un terme barbare.

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