Mes parcours de jogging autour du monde

Attention, l’article qui va suivre s’adresse aux fans de jogging. Les autres, passez votre chemin, en courant à 12km/h si possible !

Je n’aime pas trop courir derrière autre chose qu’un ballon, mais j’adore 3 choses dans le jogging : admirer de beaux paysages au grand air, écouter 1 émission entière d’« Au cœur de l’histoire » de Franck Ferrand en podcast, et la sensation de saine fatigue qui m’accompagne ensuite tout le reste de la journée.

Lors de nos 3 installations, j’ai découvert des villes proposant des parcours incroyables, et j’en garde déjà un souvenir ému alors que le voyage n’est pas encore terminé. Et même si ce n’est pas bien de classer, comme pour ses enfants qu’on aime tous autant (!), j’ose ici hiérarchiser mes parcours préférés : 1. San Francisco au fil des rues et des collines. 2. Les jungles de Singapour. 3. Brooklyn dans les recoins de Prospect Park.

Si vous avez la chance de passer par ces villes, n’hésitez pas à tester ces parcours !

En général je pars courir tôt le matin, vers 7h, ce qui demande moins de courage surhumain quand on s’est couché à 22h la veille que quand on est rentré d’un dîner arrosé à 1h du matin… Pour un parcours de 10km environ à 11,5km/h. Donc bien mais pas Superman quand même, ce qui permet de mieux profiter du paysage J Et une fois que j’ai trouvé le parcours qui me convient, je le garde et le répète !

A San Francisco, en partant du haut de Dolorès Park, mon parcours enroulait le parc et proposait immédiatement les premières vues imprenables sur la ville. Puis j’effectuais des méandres dans les rues de Lower Haight. Les trottoirs sont larges, les rues vides le matin, et les maisons en bois colorées rythment le parcours, en proposant à chaque point haut de magnifiques perspectives. Mon parcours me menait au Panhandle, qui rejoint le Gloden Gate Park, encore plus grand que Central Park à New York. Après un tour au milieu des pelouses et leurs vieux chênes, je prenais la direction du retour, en escaladant Buena Vista Park, le plus vieux parc de la ville. Montée épuisante que je n’ai pas souvent faite en courant… A l’arrivée, vues extraordinaires du haut de la colline, sur la mer, les buildings downtown, les autres collines de la ville, le Golden Gate Bridge dans le brouillard, le plus souvent dans une atmosphère fraîche et venteuse. Une merveille ! Je redescendais rapidement dans la ville, puis remontais juste après en haut de Corona Heights, où j’arrivais épuisé pour contempler des vues comparables. Le retour était moins fatigant, et passait dans les rues de Castro pour revenir à Dolores Park. Une variante, que j’effectuais en revenant de l’afterschool des enfants, consistait en l’escalade de Bernal Heights, où les points de vue sont également saisissants, pour rejoindre ensuite Dolorès Park par les rues animées de Mission District.

A Singapour, les parcours dans les rues sont beaucoup moins tentants, et la chaleur humide (souvent autour de 35°C dans la journée) est un ennemi qu’on ne peut combattre qu’en partant très tôt, vers 6h30, ou très tard à la lumière des lampes frontales. Et pour un français, le premier jogging est tout simplement épuisant, sans commune mesure avec un parcours sous un climat tempéré. Mais la richesse de Singapour tient dans ses parcs à la végétation luxuriante, avec parfois de véritables jungles comme autour du réservoir Mac Ritchie. Notre résidence de Normanton Park donnait directement dans le Kent Ridge Park. Là commençait un parcours dessiné par la main de l’homme, avec des ponts suspendus, comme le Canopy Walk, la traversée des jardins potagers de Hort Park, puis les Southern Ridges, des ponts en métal parcourant des forêts depuis le haut des branches. A l’arrivée, sur les hauteurs de Telok Banglah Hill Park, je découvrais de très belles vues sur les buildings downtown, mais également sur les immeubles qui émergent çà et là de la végétation. Le parcours compte 3 ascensions assassines dans lesquelles il faut lutter pour ne pas marcher… Mais à Singapour la récompense à l’arrivée, c’est de pouvoir plonger dans la piscine par 30°C, pour profiter du repos bien mérité du guerrier, voire enchaîner avec quelques longueurs sans grelotter.

Enfin Prospect Park à Brooklyn. Nous avons en général cherché à nous installer à proximité immédiate des transports en commun et d’un parc pour les enfants. A Brooklyn nous sommes au Brooklyn Museum, à 50m de l’entrée de Prospect Park. Mais la vérité c’est que c’est moi le premier utilisateur du parc ! Je pars également tôt le matin pour ne pas perturber le rythme du reste de la famille, mais je m’aperçois que je suis très loin d’être le seul ! A 7h du matin, on croise de nombreux joggeurs et cyclistes, mais surtout d’innombrables couples humain-chien qui jouent à la baballe avec un égal enthousiasme. Le chien est vraiment roi dans ce pays, et on ne compte plus les magasins spécialisés pour nos amis à 4 papattes, à San Francisco comme à New York. Prospect Park est moins « dessiné » que Central Park, et ne propose pas les mêmes vues extraordinaires sur les buildings que son cousin de Manhattan. Mais plutôt que de tourner autour, il est agréable de se perdre sur les petits chemins du parc, ses larges pelouses, son lac, puis au cœur de véritables forêts, dont des collines proposent de belles vues sur Brooklyn ou Manhattan. Attention à ne pas finir dans le zoo ! Le parc est tellement grand qu’on passe la plupart du temps sans voir de buildings ni entendre les bruits de la ville. Après cette respiration matinale, je suis d’attaque pour affronter à la journée, à commencer par 2 élèves pas toujours dociles, puis la frénésie de Manhattan.

Difficile d’aller courir lors des autres étapes du voyage… Sur la Côte Ouest, le camping-car était certes immense mais encore un peu juste pour courir à l’intérieur, et il faisait 40° à l’extérieur… Quelques parcours sympas sur les plages du Yucatan, mais en général trop courts. Enfin à Bali, les routes sont bondées, le dénivelé omniprésent, et les rizières impraticables, mieux vaut prendre son mal en patience et s’adonner au yoga…

Ces parcours répétés resteront des souvenirs inoubliables à la découverte de nos villes d’accueil, et auront été pour moi le meilleur moyen de m’imprégner de l’atmosphère locale.

Voilà pour les parcours aux 4 coins du monde. Pour ceux qui envisagent un tour de France et cherchent des parcours à Paris, sur les plages de Normandie ou dans les forêts de Dordogne, vous pouvez me contacter directement pour des conseils. Et pour des triathlètes préparant l’Iron Man, j’ai de bons contacts je ferai suivre…

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