Artisans d’art, métiers moribonds ou loisirs d’avenir ?

 

Nous arrivons à la moitié du voyage et je cherche toujours. Quelque chose en rapport avec la vie quotidienne, quelque chose de concret, si possible donnant du sens et du lien social. Quelque chose de simple mais de nouveau et d’aspirationnel. En enchaînant les étapes à San Francisco, au Mexique et au Japon, je me suis demandé s’il n’y avait pas un intérêt à tenter de faire revivre les métiers d’artisanat d’art français. En version loisir. Lire la suite de « Artisans d’art, métiers moribonds ou loisirs d’avenir ? »

Quand l’Augmented Reality permettra de voyager dans le temps

Je n’ai jamais joué aux jeux vidéos… Je ne m’y suis même jamais intéressé, contrairement à nombre de mes collègues d’UrbanSoccer qui passaient du terrain à l’écran avec autant de plaisir. En y réfléchissant, je pense que je préfère la réalité réelle et les rapports humains, les histoires vraies. Donc la VR ne devrait pas changer ma vie. VR, ou Virtual Reality, c’est ce qui permet de faire une immersion dans un autre environnement que celui dans lequel on se trouve, virtuel, présenté de manière de plus en plus réaliste, via un casque ou de grosses lunettes. Lire la suite de « Quand l’Augmented Reality permettra de voyager dans le temps »

Quels nouveaux usages pour les petits commerces ?

Quand on n’est pas né avec un smartphone greffé dans la main et qu’on ne pense pas que toute la vie tient dans internet, comme moi, San Francisco finit par donner le vertige…

Je suis partagé entre l’euphorie des révolutions en cours et à venir, et leur cortège d’opportunités, et la crainte que le numérique et la robotisation n’emportent sur leur passage tant d’activités traditionnelles. Moi qui envisage de me lancer à nouveau dans une activité « physique » (pas seulement le jogging), cela me pousse à tenter d’estimer le risque que cette activité soit dématérialisée un jour. Pour éviter les combats perdus d’avance.

Le contraste est saisissant quand on pense aux grèves récentes des taxis en France, aux débats de société sur les lois encadrant l’activité des VTC, alors que pendant ce temps les rues de San Francisco regardent passer des voitures tests pleines de capteurs et de caméras, qui préparent la voiture sans chauffeur de demain. Celle qui permettra à Uber de justifier sa valorisation pharaonique en décuplant ses profits parce que l’entreprise pourra justement se passer de ces chauffeurs si controversés en France… de la même manière, l’explosion régulière du commerce en ligne continuera d’avoir un impact négatif sur les commerces physiques. Le black Friday cette année a été le meilleur jour de l’histoire d’Amazon, et selon une étude Kantar, 55% des personnes interrogées envisagent de visiter Amazon pour leurs courses de Noël, contre 41% en 2014. Après la grande distribution, internet, comment ne pas y voir de bonnes raisons pour la poursuite de la chute de nombre de petits commerces.

Tout cela n’est pas nouveau bien sûr, mais j’essaie de voir quelles opportunités vont émerger dans les usages de ces espaces de petits commerces en ville, dont beaucoup n’auront plus de rentabilité.

Il semble évident que tous les commerces se contentant de vendre des produits ont du souci à se faire, car la vente de ces mêmes produits en ligne sera toujours plus efficace, rapide, moins chère, et sans loyer de magasin, sans salaires pour les vendeurs, etc…

En revanche, tous les services pour lequel le contact physique avec une personne ou un lieu est indispensable, coiffeur, manucure, massage, cabinet d’esthétique, laverie automatique, pressing, salles de sport (UrbanSoccer !) etc… devraient durer. Et comme ce sont en général des métiers traditionnels et peu innovants, et que toutes les études montrent que les gens cherchent de plus en plus à vivre des expériences, recherchent des conseils, veulent faire plusieurs choses en même temps, il peut y avoir des opportunités en revisitant ces métiers traditionnels. En installant des espaces de convivialité dans les laveries automatiques, café, internet, comme on en trouve à San Francisco. Ou en transformant des espaces de coiffure en écoles de formation, ou en espaces de jeu ou cours de coiffures pour les petites filles qui continuent à coiffer leurs poupées malgré internet…

Les restaurants continueront certainement à être fréquentés par une clientèle cherchant des ambiances, des expériences, de la convivialité,  mais leur rentabilité sera encore plus en question, prise en ciseau entre la montée des prix de l’immobilier dans les grandes capitales, la concurrence des ventes en ligne, les charges sociales et les normes d’aménagement des espaces accueillant du public, toujours plus drastiques. L’amélioration de leur rentabilité peut passer par l’augmentation des plages d’utilisation et la diversification des sources de revenus. C’est l’idée de Spacious (www.spacious.com ), une start-up New-Yorkaise, qui propose de transformer certains des 2000 restaurants de Manhattan ouverts seulement le soir, en espaces de coworking pendant la journée. Spacious y fournira le wifi, le café, gèrera la musique, l’ambiance, et un hôte accueillera les coworkers. Ceux-ci paieront un abonnement de 100$/mois, avantageux par rapport aux 300$ minimum pour un hotdesk dans un espace de coworking classique, et pourront accéder à tous les restaurants du réseau pour y travailler, organiser des réunions, etc… Un Metoo français vient de se lancer à Toulouse. Ce genre d’initiative incite également à évaluer la qualité d’un espace de restauration en fonction des possibilités d’utilisation de l’espace en dehors des heures de service.

Enfin, pour les petits bureaux de 20-40m² qui seront directement victimes de la concurrence des espaces de coworking en pleine explosion, Breather (www.breather.com ), une start up canadienne qui a levé 20M de dollars, propose de les transformer en salles de réunion réservables en ligne, à l’heure. J’ai testé cette semaine sur Market Street, juste à côté du métro, et ai fait une très bonne réunion avec moi-même. De gros investissements marketing sont certainement nécessaires pour générer la demande et lancer la machine, mais cela pourrait peut-être également constituer une opportunité de nouveaux usages pour les petits espaces commerciaux à Paris, bien placés mais en dehors des artères les plus passantes.

Il y a peut-être un moyen de s’en sortir sans être le roi de la tech. Peut-être…

Coliving : Live better because you share !

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Opendoor : live better together

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Outsite : Stay away, stay focused !

Je me suis longtemps demandé comment les jeunes célibataires faisaient pour se loger à Paris. Le prix moyen de location pour un studio meublé dans la capitale approche 800€, soit plus de 950€ quand on ajoute les charges de copropriété, l’énergie, internet, etc … Soit 83% du SMIC (1143€ net mensuel) ! Ou encore 43% du salaire net annuel moyen en France, 26k€ environ, sachant que ce ne sont pas les jeunes qui font monter la moyenne… Ce sujet me touchait personnellement en tant qu’employeur dans mes centres de foot à 5, avec des salariés qui n’avaient pas le même niveau de vie en fonction du centre dans lequel ils travaillaient, à Paris ou à Limoges. Je me suis donc intéressé à la situation à San Francisco, où le prix moyen de location d’un studio dépasse 2600$ par mois, inabordable pour les bas salaires. C’est ce qui fait que 88% des Millenials (officiellement ceux qui sont nés entre 1982 et 2004) locataires dans les grandes villes aux US vivent aujourd’hui en colocation. Lire la suite de « Coliving : Live better because you share ! »

Une bonne idée bien fraîche livrée chez soi quand on n’est pas là, c’est possible ?

Une bonne idée c’est bien, un bon produit c’est mieux, mais c’est un bon business plan qui permet de se lancer avec de vraies chances de réussite ! Et quand en plus on a besoin d’être passionné, la quête du graal risque d’être longue… Je poursuis donc mes recherches, partagé entre la crainte de ne pas trouver du tout, et celle de trouver trop tôt et de ne plus profiter de ce voyage unique. Lire la suite de « Une bonne idée bien fraîche livrée chez soi quand on n’est pas là, c’est possible ? »

Maker Movement ou Garbage Disposer ?

Je n’ai jamais autant bossé que depuis que je suis en année sabbatique ! Et malheureusement je n’ai pas le staff de la Sécu version Coluche (cf le mythique : « Je bosse à la Sécu, chuis crevé, y’a du boulot pour 4… Heureusement qu’on est 8 !). Pire, j’ai du staff à la maison (4 enfants entre 8 ans et 5 mois), mais c’est moi qui dois bosser pour eux ! Fini le confort du dirigeant de PME qui peut demander des analyses à ses collaborateurs, ou faire appeler le support technique pour réparer l’imprimante… Lire la suite de « Maker Movement ou Garbage Disposer ? »

Quel avenir pour l’automobiliste parisien

Je commence par un premier thème qui fait le quotidien de notre installation à San Francisco : le transport. Sujet d’actualité à Paris, et tellement constitutif de la qualité de vie dans les grandes capitales. Ironie de l’histoire, nous venons de passer 5 semaines à vivre dans une grosse voiture avec des lits, à rouler 4 heures par jour, dans un pays où l’univers semble construit autour de la voiture-reine. Lire la suite de « Quel avenir pour l’automobiliste parisien »